COMMUNIQUÉ OFFICIEL et EDITORIAL

ANCGE, AVIORNIS, CDE, FFO et UOF (COM FRANCE)


E

n ce mercredi 31 juillet 2019, les fédérations habilitées à délivrer les bagues homologuées par le Ministère de l’écologie, ANCGE, Aviornis, CDE, FFO et UOF (COM France) se sont réunies à Nantes pour discuter de la suite à accorder à la proposition tarifaire I-Fap du 19 juillet 2019.
Elles rappellent leur opposition à l’arrêté du 8 octobre 2018 contre lequel elles sont en recours devant le Conseil d’Etat depuis décembre 2018 dans le cadre d’une coalition plus large. Cette procédure n’étant pas suspensive (l’arrêté restant donc applicable), les fédérations à l’exception de l’ANCGE ont été amenées, dans l’intérêt de leurs membres, à négocier des conditions tarifaires particulières auprès du prestataire de service public I-FAP.
A l’unanimité, ces fédérations considèrent inacceptable le tarif proposé de 3,50 € TTC par 5000 droits à enregistrer, ce qui représenterait une avance par association de 17.500,00 € TTC hors cadre légal et qui ne permettrait pas une baisse significative des prix et une diminution réelle de la charge administrative pour nos adhérents.
Les fédérations restent toutefois persuadées que le principe d’un fichier national pourrait garder toute sa pertinence dans d’autres conditions telle une liste limitée aux espèces les plus menacées et le soutien à des programmes de protection.

Yakafaucon

Jean-Michel CAZES et Laurent LEJEUNE

M

ême si les réseaux sociaux ont été un formidable révélateur par le passé, aujourd’hui ils se transforment en un grand foutoir et plus particulièrement en un défouloir sans limites et qui peut porter préjudice à notre intégrité! Dorénavant, lorsque le nom du CDE ou le nom d’un de ses dirigeants sera associé à des propos diffamatoires dans l’intention de nuire, des insultes, sur Internet ou les réseaux sociaux, nous n’hésiterons plus à saisir la justice pénale. De plus, s’il s’agit d’un adhérent, il sera invité à se présenter, lors de l’assemblée générale du CDE, devant la Commission de discipline pour fournir des explications. Sur proposition de cette commission et en fonction de ces propos, le Comité de Direction pourra prononcer la radiation de cet adhérent, conformément à l’article VII de nos statuts. Copie de cette radiation sera envoyé à l’ensemble des autres associations. Bien entendu, les bagues étant obligatoires, cet éleveur pourra toujours commander ses bagues contre une somme pour compenser les frais de gestion, prévus sur le bon de commande. Osons espérer que ce communiqué commun ci après va limiter ces quelques spécialistes des fake news ! Heureusement, il ne se passe pas une journée sans recevoir des messages d'encouragement… Néanmoins, le CDE étant toujours aux côtés de ses adhérents et plus particulièrement ceux qui ne maîtrisent pas totalement internet, il sera toujours possible exceptionnellement pour des cas urgents comme une demande de CIC, concours… de contacter Madame DAULNY Françoise (fichier-oiseaux@le-cde.com) pour l'enregistrement d'une naissance en 2019 afin d'obtenir votre attestation.

JEAN-MICHEL CAZES

■ I-Fap : par la vérification des bagues et le transfert des informations saisies, nous avons réalisé une sous-traitance que le gestionnaire ne veut pas reconnaître. Les conditions financières imposées demeurent inacceptables et nous n’avons toujours pas de convention valide pour participer au fonctionnement du fichier national.
■ L’arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques : une modification et une circulaire d’application seraient en préparation alors que le recours devant Conseil d’État déposé par la coalition devrait sérieusement en modifier les prescriptions dans les mois à venir. Aucune de nos requêtes n’a été entendue jusqu’à présent…
■ L’arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques: un dossier technique validé par les associations concernées a été récemment transmis au ministère de la transition écologique et solidaire. Il comporte une proposition d’actualisation de cet arrêté avec les justifications scientifiques requises. Notre dossier a fait l’objet d’une lamentable fin de non-recevoir de la part de nos interlocuteurs alors qu’il constitue un élément fondamental du dispositif réglementaire applicable à nos activités. Dans l’édito de septembre 2018, je déplorais l’absence de concertation entre l’administration et les représentants des usagers… Aujourd’hui j’ai le sentiment que les thèses farfelues des antispécistes et des écolo-extrêmes ont fait leur chemin dans la tête de certains décideurs. Il convient désormais de rendre les éleveurs amateurs responsables de tous les maux, tels que la prolifération des espèces invasives, la perte de la biodiversité, le braconnage, les trafics, la maltraitance animale et sans doute le réchauffement climatique ! Nous savons tous que notre impact sur l’environnement est aujourd’hui dérisoire. Nous avons été les premiers à militer contre la capture et l’importation d’oiseaux sauvages. Nous consacrons collectivement nos ressources à l’amélioration des pratiques de l’élevage, à la diffusion des connaissances et au développement des projets de sauvegarde. Mais il faut toujours un bouc émissaire… Jean-Michel CAZES et moi-même avons participé à de multiples réunions ces derniers mois pour tenter de dénouer ces blocages et nous continuerons à défendre au mieux les intérêts des éleveurs. À force de se planter, nos interlocuteurs finiront peut-être par comprendre que le CDE fait partie de la solution et non du problème.

LAURENT LEJEUNE

PS : il demeure cependant une espèce qui prolifère dans ce chaos, le Yakafaucon ; rapace opportuniste aux petites pattes et à grande bouche qui sait toujours ce qu’il convient de faire.

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